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La Bretagne - Golfe du Morbihan


Activité : Promenade

Date : 16-24 juin 2012

Massif : Morbihan

Altitude du sommet : 50m

Dénivelé : < 100m

Participants : Marie-France, Marie-Claude, Antoinettre, Jean-Claude,

Accompagnateur : Valérie

Auteur(s) des images : Antoinette, Valérie

Itinéraire/Conditions :

Chronique d'une découverte du
Golfe du Morbihan
Juin 2012

Samedi 16 juin 7 h 15

Tout le monde est au rendez-vous, sous un très beau soleil.
Changement de gare à Paris. Heureusement que nous sommes dans le bus, car une averse carabinée nous accueille.
Il y a parmi nous des baroudeuses qui nous dégotent un havre de tranquillité, dans un parc de 5 ha tous près de la gare Montparnasse. Casse-croûte à peine arrosé.
Le voyage se poursuit quand, soudain un hurluberlu, peut-être inspiré par la douceur angevine se met à déclamer de la poésie des 16e et 19e siècles. La Primaire est bien loin et quelques alexandrins ont été oubliés; qu'à cela ne tienne... Marie-France vient à la rescousse et les strophes envolées se mettent en place.
Je vois bien que les 3 "jeunes" qui n'ont pas connu l'école de Jules Ferry se posent des questions:
- Personne ne nous avait dit qu'on s'embarquait dans une voyage culturel!
Mais quand arrive Arthur Rimbaud et "Le dormeur du val", Antoinette retrouve ses marques et ainsi, nous arrivons à Vannes, sous un beau soleil.
2 km de marche nous conduisent à notre premier hébergement. Très beau bâtiment, au style religieux évident, ce qui est confirmé par une tenace odeur d'encens dès qu'on pénètre à l'accueil.
Si on m'avait dit qu'un jour, je rentrerais au grand séminaire... avec 4 nanas, j'aurais douté, mais il faut croire qu'avec Attitude-Montagne, tout devient possible.
La soirée s'avance ainsi que la découverte du centre de Vannes, le port, les remparts, la cathédrale, l'hôtel de ville, tout y passe.
On passe devant une foule de restaurants mais quand le choix se porte enfin sur un, voilà qu'il est complet. Je ne demandais pas la lune, juste des moules frites... enfin on trouve notre bonheur à 20 h 45.

Dimanche 17 juin
Le temps est au beau, après 2 bons km on embarque pour l'île d'Arz. Le tour fait 17 km avec un dénivelé de 10-15 m.
Les troupes sont fringantes. On passe devant la célèbre école des Glénans qui a formé tant de navigateurs célèbres.
On découvre un moulin à marée qui est désaffecté mais garde une architecture d'époque encore intacte.
Sur le chemin du retour, on assiste à un défilé de bateaux quittant le port de Vannes, grâce à l'ouverture du pont tournant qui les libère vers le large.
Le soir, plus question de restaurant pour manger du poisson... mais ce sera des crêpes, à la grande satisfaction de Marie-Claude qui, en bonne Savoyarde ne court pas après tous ces produits de la mer. Du reste, les crêpes sont excellentes.

C'est pas le tout, mais comme il y a eu un petit souci de bateau pour le lendemain dont nous a informé Valérie, la journée du lundi qui devait être relax va être soumise à un timing très serré pour prendre bus et bateau.
Donc coucher avec le jour, le réveil étant prévu pour 6 h 30.
Sauf qu'à 4 h 30, l'alarme incendie se déclenche. Branle-bas de combat, tout le monde dans la cour. Heureusement ce n'était qu'une fausse alerte.

Lundi 18 juin
8 h à la gare routière pour descendre, en bus, sur la presqu'île de Rhuys. On passe à Moulin Vert pour alléger nos sacs. 5 km à pied jusqu'à l'embarcadère pour l'île aux Moines à 10 h 15.
Le sentier de 17 km, légèrement en balcon est un enchantement: les odeurs d'une végétation en pleine floraison, les effluves marins, la vue et les belles demeures, tout est réuni pour avaler les km sans s'en apercevoir. On apprécie pleinement les vertus de la Loi littoral.

Mardi 19 juin
Petit supplément au programme. On visite le cairn de l'île Gravrinis. Pendant que les Egyptiens construisaient les pyramides, nos lointains ancêtres du Néolytique ( 3500 avant J.C.; non le vrai, pas l'auteur de ce texte) construisaient des nécropoles, dont ce cairn de 8 m de haut qui se visite, en est l'illustration. Comme on est en hauteur on découvre les courants à plus de 10 noeuds qui se forment à marais descendante quand les 120 km2 du Golfe se vident partiellement. Pas question de faire trempette!

Mercredi 20 juin
Plus longue étape du circuit. Il a été décidé le longer l'océan. Les caps, les baies défilent, oui... mais à 4 kmh. Le temps est légèrement voilé, ce qui n'empêche pas Valérie de piquer une tête. Comme le prochain gite est très sommaire, on doit impérativement penser au ravitaillement. Valérie nous avait fait baver sur sa spécialité: crabes aux langoustines. Seulement même en Bretagne, les poissonneries sont rares. Les petits hameaux sont traversés sans rencontrer la moindre épicerie, quand soudain, on la voit nous dépasser... dans une voiture. Une âme charitable qui a proposé de l'accompagner à la supérette d'un camping. Ouf! on aura au moins des pâtes à la bolognaise! Marie-Claude se voit réquisitionnée par aller trouver du pain. Je ne sais par quel miracle une voiture de touristes nous propose de nous conduire au gite, 4 ou 5 km plus loin. Notre hôtesse accepte d'aller récupérer les 2 courageuses qui ramenaient les courses. Tout le monde en a plein les bottes.

Jeudi 21 juin
Notre G.O., avec les moyens du bord, nous prépare des tartines grillées. On aura bien besoin de ce frugal petit-déj. Car une invitée surprise nous accompagne, la pluie; il fallait bien que ça arrive après 5 jours en Bretagne. Ce n'est pas le petit crachin imaginé. Le long de marais on découvre la plus grande concentration de sternes Pierregarin du Morbihan. Les 3 km sous l'averse, le long d'une digue, nous paraissent interminables. Heureusement, dans un petit village on trouve un bistrot où se mettre à l'abri et déguster un gâteau, spécialité bretonne. Quand on redémarre, grand ciel bleu, vent soutenu qui nous permet de finir de sécher. La nuit se passe à l'hôtel à Noyalo.

Vendredi 22 juin
On traverse une réserve ornithologique. Est-ce à cause de la marais basse ou plutôt parce qu'on n'est pas en période de migration, toujours est-il que les oiseaux sont rares. On se console en empruntant le parcours du Trail ultra-marin du Morbihan, 177 km, que 600 concurrents courageux ou inconscients vont devoir avaler durant le week-end. Bon courage!
Quant à nous, ce soir nous sommes dans une chambre d'hôtes, très class. Je ne résiste pas au plaisir de vous décrire "ma chambre": lit à baldaquin le 160 peut-être 180 cm, voilage rose, dessus de lit patchwork violet-rose-parme, voilages assortis... oui, peut-être un peu féminin, mais quel confort! quand on pense au gite de Quintin, au confort spartiate.

Samedi 23 juin
Remontée vers Vannes. Et là surprise, on voit autant d'oiseaux que durant les jours précédents. Halte à Séné où l'on doit se ravitailler. Mais alléchés par un petit resto qui nous propose sa terrasse ombragée, on s'installe pour déguster des fruits de mer. Arrivée à Vannes dans l'après-midi dans un bon hôtel. Comme on a visité la ville à l'aller, direct vers le resto qui était complet une semaine avant où l'on savoure un menu du cru.

Dimanche 24 juin
Le crachin breton est de service, sans doute pour qu'on est moins de regrets de quitter cette région qu'on a tous appréciée dans sa diversité. Toute bonne chose a une fin. Le voyage se déroule sans problème. Peut-être un petit regret pour finir: à peine posé le pied sur le quai de la gare d'Annecy, le bel esprit de groupe qui nous a accompagné durant tout le périple, envolé, comme une volée de moineaux... ainsi va la vie!
J.-Claude Saint-Marc